Les Lumières de la Ville, 18 avenue Franklin Roosevelt, 74150 Rumilly

Plus qu'un cinéma, nous vous proposons des ateliers, animations, festivals et soirées toute l'année !

Pour la première fois, le cinéma Les Lumières de la ville s'associe aux cinémas Jean Eustache (Pessac) afin de vous proposer des visio-conférences en direct ou en différré en complément de la projection de films. Cette intiative baptisée Unipop a pour but de rendre la connaissance accessible à tous et qu'elle soit acquise grâce à des médiateurs passionnés. 

Nous proposons un cycle de 10 rencontres. 

Nous vous proposons un abonnement individuel Unipop à 10€ + 5.50€ le film (l'abonnement est valable tout au long de la saison 2021-2022).

Pour les non-abonnés, le tarif est de 8.50€ ou 7.50€ (étudiants,retraités...) par séance (le prix comprend la conférence et le film).

Jeudi 9 septembre à 18h30

RENCONTRE AVEC FRANÇOIS OZON

Film (en avant première) :Tout s’est bien passé  Suivie de la rencontre en direct avec François Ozon et André Dussolier.

À 85 ans, le père d’Emmanuèle est hospitalisé après un accident vasculaire cérébral. Quand il se réveille, diminué et dépendant, cet homme curieux de tout, aimant passionnément la vie, demande à sa fille de l’aider à mourir.

Rencontre: Cinéaste parmi les plus prolifiques, constants et passionnants du cinéma français, François Ozon s’empare dans son dernier film d’un sujet particulièrement fort : la fin de vie et l’accompagnement d’un proche dans la décision la plus difficile qui soit. Le cinéaste a choisi d’adapter le roman éponyme d’Emmanuelle Berheim, sa fidèle scénariste pour de nombreux films (Swimming PoolRickySous le sable…), qui était déjà la matière du film Être vivant et le savoir d’Alain Cavalier. Sans fard ni sensiblerie, le récit témoigne d’une impensable réalité dans des tonalités allant du dramatique au cocasse. Par la performance intense et impressionnante d’André Dussolier, et ses nombreuses interactions avec le duo Sophie Marceau-Géraldine Pailhas, le film promène aussi le curseur narratif entre un humour trivial et l’émotion pure et déchirante. Deux ans après le puissant Grâce à Dieu, François Ozon évite à nouveau l’écueil du « film à sujet » en s’approchant au plus près du trajet intime de ses personnages, pour raconter avec lucidité et sensibilité tout le tragique et la complexité d’une expérience humaine.

Jeudi 23 septembre 2021 à 18h30 

Film (en avant première) : Montand est à nous d’Yves Jeuland ; 2021 ; 1h40 ; Documentaire

Rencontre (animée par François Aymé) : Auteur de nombreux documentaires historiques et politiques, Patrick Rotman raconte dans son livre « Ivo & Jorge » (Grasset, mars 2021) l’amitié entre deux hommes, unis par leurs combats et une même foi communiste, que tout opposait pourtant : l’intellectuel issu de la grande bourgeoisie madrilène Jorge Semprún, et le fils d’immigrés autodidacte Ivo Livi, qui deviendra Yves Montand.

Grand admirateur d’Yves Montand qu’il parvient à citer ou faire apparaître dans beaucoup de ses documentaires, Yves Jeuland lui consacre enfin un film entier, plus personnel. Après une trentaine de films aux sujets notamment politiques (Paris à tout prixParts de Marchais, À l’Élysée un temps de président) ou cinématographiques (Un Français nommé Gabin et Charlie Chaplin, le génie de la liberté coréalisés avec François Aymé…), il embrasse dans Montand est à nous les visages multiples et fascinants d’un personnage qui aura marqué son temps de son aisance, de son charisme et de ses engagements. Loin de l’exercice d’admiration hagiographique, le documentaire, tout en images d’archives et extraits de concerts et de films, éclaire et décrypte le parcours hors normes de l’artiste et dévoile aussi un Montand intime méconnu et inquiet.

Journaliste notamment aux manettes de l’émission Le Grand Atelier, qui donne chaque dimanche carte blanche à un invité sur France Inter, Vincent Josse s’est associé à Yves Jeuland dont il partage la passion pour Montand pour écrire ce portrait de l’artiste.

Jeudi 7 octobre à 18h30

Film (en avant première) :  Illusions perdues de Xavier Giannoli ; 2021 ; 2h00

Rencontre (animée par François Aymé) : De l’ambition, de l’ampleur et du souffle ! Rien que cela. On se réjouit, qu’enfin, le cinéma français retrouve un certain culot et s’empare du grand écran pour retracer un vaste dessein littéraire, historique et social. Avec Illusions perdues, la toute première adaptation de la pièce centrale de La Comédie humaine, Xavier Giannoli n’a pas froid aux yeux. Il se place d’autorité du côté des réussites marquantes d’une tradition française, entre Que la fête commence et Cyrano de Bergerac, entre Tess et Ridicule. Le roman de Balzac est un chef d’œuvre de peinture sociale, entre l’aristocratie, la bourgeoisie et les petites gens. L’auteur croque les orgueils, les vanités, les hypocrisies et les compromissions dans le petit monde de la presse et du spectacle. Xavier Giannoli a tout compris de Balzac. Cette observation si fine et si sarcastique des conventions, ce gouffre invisible et périlleux entre le monde étriqué de la province et le vertige perpétuel de la vie parisienne. Entre jeux de pouvoir et réseaux sociaux d’hier et d’aujourd’hui, Balzac n’en finit pas de résonner avec notre époque. La rencontre entre le cinéaste Xavier Giannoli et l’historien Michel Winock, fin connaisseur de la politique, des idées et de la littérature du XIX° siècle, promet des échanges particulièrement fructueux.

Jeudi 28 octobre à 18h30

Film (en avant première) : De son vivant d’Emmanuelle Bercot ; 2021 ; 2h

Rencontre (animée par François Aymé) : « À l’adolescence, une caméra Paillard-Bolex 8mm, la lecture de Strinberg, l’écoute d’Edgar Varese et la vision de tous les films de Bergman m’ouvrent la voie au cinéma, art pluriel. Voulant devenir cadreur mais cinéphage pressé de rater mes études, après un stage au Laboratoire de Tirages Cinématographiques je deviens peu à peu monteur de cinéastes que j’aimais déjà au lycée (Truffaut, sur lequel je ferai, après sa mort, un court-métrage à propos de l’affaire de la Cinémathèque), et puis d’autres : Makavejev, Pialat, Kahn, Stévenin, Garrel… Ensorcelé par le Japon, je filme pour Arte une fiction où un couple japonais ensorcelé par Passe Montagne rejoint la terre du Jura qui m’avait déjà ensorcelé. J’apprends le japonais et tourne cinq auto-films là-bas. Une quarantaine d’années après l’aventure de la fabrication de Passe Montagne, après avoir tenté d’écrire un scénario sur ce film vécu de A à Z, j’en écrit le Roman : Le Point de vue du lapin. Puis, poussé par Julien Suaudeau, co-écris avec lui un livre sur le montage, Le Spectateur zéro. » Yann Dedet

Jeudi 9 décembre à 18h30

Conférence (animée par François Aymé) : Y a-t-il encore à découvrir sur « Cyrano de Bergerac » qui, plus de 125 ans après sa création, continue d’enflammer les planches ? Retour sur la pièce la plus jouée dans le monde : des véritables origines du personnage de Cyrano, en passant par le contexte d’écriture de ce chef d’œuvre, ainsi que son succès retentissant. Une plongée dans la vie d’Edmond Rostand et de son héros, où Thomas Sertillanges use de films et d’illustrations pour proposer un regard historique et littéraire sur ce grand classique. Une conférence audiovisuelle d’1h30 où le public a la parole (et pourra s’essayer à La Tirade des Nez !).

Présentation de l'intervenant : Thomas Sertillanges a une dizaine d’années lorsqu’il découvre Cyrano de Bergerac : une figure théâtrale qui ne le quittera plus. Le désir de partager sa passion avec le plus grand nombre le conduit à donner des conférences, organiser des expositions et écrire la première biographie illustrée : « Edmond Rostand, les couleurs du panache » (Atlantica). Créateur du « Festival Edmond Rostand » en 2018, il organise une trentaine d’événements, principalement à Paris et à Marseille. En 2020, il est nommé chevalier des Arts et Lettres par le ministère de la Culture qui salue ainsi son action en faveur de l’auteur français.

Film : Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau ; 1990 ; 2h15

Jeudi 13 janvier à 18h30

Conférence Léonard de Vinci définit la peinture dans une formule célèbre comme cosa mentale, littéralement vue de l’esprit. On ne figure que ce que l’on perçoit ou imagine, et l’on n’imagine et ne perçoit que ce que l’habitude nous a enseigné à découper dans la trame de nos rêveries et à discerner dans le flux des impressions sensibles. Ce chemin visuel que nous effectuons spontanément dans les plis du monde est déterminé par notre éducation, notre biographie, notre fantaisie individuelle. À la manière des pionniers de la grammaire comparée mettant au jour les règles de l’invention langagière, Philippe Descola pose magistralement les bases théoriques d’une anthropologie de la figuration. Une pensée qui intéressera non seulement les anthropologues, les philosophes, les historiens de l’art, mais aussi tous ceux pour qui l’image, sa morphologie, sa magie, est le lieu d’interrogations toujours renouvelées.

Présentation de l'intervenant : Médaille d’or du CNRS, professeur émérite au Collège de France, Philippe Descola développe une anthropologie comparative des rapports entre humains et non-humains qui a révolutionné à la fois le paysage des sciences humaines et la réflexion sur les enjeux écologiques de notre temps.

Film : Composer les mondes d’Eliza Levy ; 2020 ; 69min ; Documentaire

Jeudi 10 février à 18h30

Conférence : Le conflit du Karabagh est issu des tensions intra-soviétiques exacerbées par les indépendances. Mais l’impossibilité de l’apaisement a des racines profondes. Le risque d’être chassés d’une terre ancestrale réveille chez les Arméniens la hantise du génocide de 1915, nié par la Turquie, suivie par son allié azerbaidjanais. Le génocide est la mémoire commune à l’Arménie et à une diaspora dont l’influence en Occident fait contrepoids à la supériorité militaire turco-azérie, et à la nouvelle entente russo-turque. Ce lien entre le foyer et les communautés dispersées est au cœur de la conscience collective. Longtemps entretenu par une Église indépendante, il s’est sécularisé et a favorisé le mouvement démocratique, majoritaire depuis 3 ans, ce qui fait exception dans la région.

Présentation de l'intervenant : Ancien élève de l’ENS, agrégé de philosophie, Michel Marian a été maître de conférences en philosophie politique à Sciences Po Paris. Il collabore à la revue Esprit et a notamment publié Dialogue sur le tabou arménien (avec Ahmet Insel, éd. Liana Lévi, 2009) et Génocide arménien. De la mémoire outragée à la mémoire partagée (Albin Michel, 2015). Son dernier livre, L’Arménie et les Arméniens en 100 questions : les clés d’une survie est paru aux éditions Tallandier en 2021.

Film : Si le vent tombe de Nora Martirosyan ; 2020 ; 1h40

Jeudi 3 Mars à 18h30

LES GRANDES VOIX FÉMININES DU JAZZ : Ella Fitzgerald & Billie Holiday, portraits croisés 

Film : « Billie Holiday, une affaire d’état » de Lee Daniels Etat-Unis -Durée: 2H08 - VOSTF

Cours:  : L’une était surnommée la « first lady du swing », l’autre restera pour toujours « Lady Day ». Ella et Billie, deux voix uniques, deux talents inouïs et deux destins qui continuent de fasciner, tant leur aura et l’empreinte qu’elles ont laissée dans l’histoire du jazz semblent éternelles. S’il ne s’agit pas de comparer leurs génies, toutes deux auront incarné singulièrement leur art, et les regards posés sur elles en leur temps nous laissent des images divergentes. Compagnes de route et de scène des plus grands jazzmen – Duke Ellington, Count Basie, Dizzie Gillespie, Louis Armstrong… –, reines de l’interprétation ayant donné par leurs audaces une noblesse au jazz vocal, toutes deux ont aussi servi à leur manière la conquête de la dignité des musiciens noirs dans une Amérique dévorée par le racisme. Portrait croisé de deux très grandes artistes qui, de la misère d’Harlem au lustre des grandes scènes du monde, auront accompagné de leurs timbres mémorables la bande-son du XXème siècle.

Jeudi 19 mai à 18h30

Conférence : Bertrand Dicale propose de revisiter l’une des plus longues et riches carrières de la chanson française. Auteur, compositeur et interprète, le créateur de La Mamma et de tant d’autres titres à l’immense succès populaire a traversé de longues années d’adversité avant de connaître la gloire et la célébrité. Un parcours unique, celui d’un homme qui s’est entendu dire à ses débuts qu’il n’avait ni le physique ni la voix d’un chanteur, avant de faire siennes les plus grandes scènes du monde. À l’image des plateaux de cinéma, où il s’illustra dans quelques films célèbres (Un taxi pour TobroukTirez sur le pianisteLe Tambour), ou la télévision, mais aussi les affaires, car Aznavour a compris avant son temps et ses contemporains l’intérêt d’être son propre éditeur musical et producteur. Et celui d’autres aussi…

Dans son livre, Bertrand Dicale fait revivre des tranches de vie de l’artiste à travers les rencontres, chansons et films qui composèrent un parcours de presque cent ans de vie et de scène, qu’il parsème aussi de quelques anecdotes étonnantes sur un personnage complexe et secret.

Présentation de l'intervenant : Journaliste et critique musical spécialiste de chanson française, Bertrand Dicale est auteur pour le magazine « La vie secrète des chansons » présenté par André Manoukian sur France 2, et a signé de nombreux ouvrages et biographies de chanteurs (Juliette Gréco, Serge Gainsbourg…) dont « Tout Aznavour » sorti chez First en 2017.

Film : Tirez sur le pianiste de François Truffaut ; 1960 ; 1h30

Jeudi 23 juin à 18h30

Séance de clôture surprise !!

Actualité Cinéma

Événements

Actu ciné, avant première, évènements, découvrez toute l'actualité du Les Lumières de la Ville.

Le cinéma

Le cinéma

Votre cinéma Les Lumières de la Ville, les salles, l'équipement, infos...

Les tarifs du cinéma

Contact

Contactez votre Les Lumières de la Ville, formulaire de contact, plan d'accès...


18 avenue Franklin Roosevelt, 74150 Rumilly | Mentions légales | Contact | Tel : 04.50.69.44.14